Chez Coralie, l’entrepreneuriat est une seconde nature : coiffeuse à Lyon, elle n’a quasiment connu qu’une carrière de cheffe d’entreprise. Aujourd’hui entrepreneure comblée et maman, elle partage un moment avec nous – tour d’horizon d’une carrière en plein essor.

article rédigé par Céline Weber, de Uppercase

Coralie relate son parcours avec naturel et spontanéité : elle a acheté son premier salon de coiffure en 2004 à 21 ans, puis a accueilli son fils à l’âge de 26 ans. Contrainte d’interrompre son activité en 2018 pour raisons de santé, elle revend son fonds de commerce pour mieux rebondir un an plus tard.

L’audace d’être à sa place

Novembre 2019, elle ouvre à nouveau boutique dans un quartier qui compte déjà un certain nombre de confrères – si ce constat aurait pu en faire fuir d’autres en imaginant le marché saturé, Coralie a au contraire fait preuve d’une belle audace : « s’il y a beaucoup de coiffeurs dans un quartier, cela veut dire qu’il y a beaucoup de clients ! » dit-elle en riant. Sa décision, plutôt culottée, portera ses fruits. Depuis son installation au cœur de Lyon, un autre salon de coiffure a encore vu le jour.

Coralie orchestre son emploi du temps autour de son conjoint et son fils – une organisation réglée comme du papier à musique : elle adapte ses horaires de travail en fonction de l’école et, garde alternée oblige, ouvre boutique plus tard que ses confrères mais propose des nocturnes pour accueillir ses clients. En cas de besoin, les parents de Coralie viennent à la rescousse lorsque l’emploi du temps dévie de cette parfaite organisation. Cerise sur le gâteau : le conjoint de Coralie a réorienté sa carrière pour travailler avec elle comme coiffeur, apportant une valeur ajoutée unique sous la forme d’appréciable service de barbier au salon de coiffure. Coralie plébiscite « à 1000% » ce fonctionnement où couple et carrière s’entremêlent au quotidien.

Entrepreneure un jour, entrepreneure toujours

La question de l’entrepreneuriat est presque superflue pour Coralie : sa formation de coiffeuse la prédestinait quasiment à la prise en charge d’une entreprise bien à elle. Coralie apprécie la liberté que lui procure sa situation : les matins sont consacrés au sport et à la logistique familiale (petit-déjeuner, école) puis le rideau du salon de coiffure se lève et sa journée est alors non-stop jusqu’à la fermeture, enchaînant clientes, coupes, couleurs et discussions. Lors des nocturnes, son conjoint et elle profitent de ces courtes parenthèses pour savourer la vie citadine avec des tapas en terrasse. Le reste du temps, Coralie s’endort avec un livre – ou deux.

L’espace de travail de Coralie ne compte ni ordinateur ni papiers, mais du matériel professionnel ultra sélect dont elle prend le plus grand soin, particulièrement au plan de l’hygiène, un sujet sur lequel elle est intraitable. Au-delà de son diplôme de coiffeuse, Coralie s’est formée comme coloriste auprès des pontes du métier et ses compétences sont très pointues lorsqu’il s’agit de rattraper les « expériences ratées, qui ont été nombreuses au sortir du confinement ». A ce rythme, on imagine aisément que ses semaines s’enchainent à un rythme effréné, mais Coralie tempère « j’ai toujours envie d’aller travailler, les soucis liés à ma profession sont choisis et non subis ».

Bonnes nouvelles, mauvaises nouvelles, Coralie a deux politiques : son conjoint est toujours à ses côtés, avec un verre de vin, pour fêter les succès – quant aux mauvaises, Coralie récite « jusqu’à aujourd’hui, j’ai survécu à 100% de mes pires journées », un mantra qui vient conclure de façon philosophique ce qu’elle résume à « rien de grave ».

L’enthousiasme et la sagesse de Coralie sont parfaitement alignés avec les valeurs de son antenne Mampreneures de Lyon : invitée à rejoindre l’antenne par sa belle-sœur, elle y apprécie la cohésion du groupe, l’accueil et la bienveillance qui sont de précieux sésames pour que toutes les membres trouvent leur place et se sentent à l’aise pour partager un pépin, par exemple.

Une victoire récente ? Le rattrapage d’une coloration « carnage » sur la tête d’une cliente justement, exercice parfois périlleux sur lequel Coralie sait désormais que sa réputation se bâtit peu à peu parmi ses confrères. A l’image de la philosophie des Mampreneures, Coralie se construit sur ses caractéristiques uniques, lui permettant de s’élever et se distinguer.

La citation préférée de Coralie, en réponse à Michèle, interviewée il y a quelques semaines : « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », affirme Coralie sans faillir. C’est une autre façon de relativiser les aléas du quotidien, ne pas s’appesantir sur les mauvaises nouvelles et continuer à avancer !

A son tour, Coralie se prête au jeu et réfléchit avant de proposer une question à une prochaine Mampreneure : « qu’est-ce que tu fais pour te ressourcer ? »

Merci Coralie pour ce témoignage plein de peps !