Pour un entrepreneur, développer son chiffre d’affaires est vital. Mais se vendre au juste prix n’est pas toujours facile, et souvent, les freins les plus puissants résident dans notre propre relation à l’argent. Le 10 octobre, Marjorie Llombart, fondatrice de Dessine-moi une carrière, aidera les Mampreneurs de l’Essonne à faire sauter quelques verrous. Rencontre.

Quelle est ton activité ?

J’ai créé Dessine-moi une carrière il y a trois ans et demi. J’aide les femmes en quête de reconversion à trouver le job qui les fait vibrer et à vivre de leur activité. La plupart des accompagnements se font via Skype, ce qui me permet de toucher une clientèle francophone dans de nombreux pays. Cela a commencé par une Française résidant en Chine qui, ayant découvert mon site web, a absolument voulu que je l’accompagne. Ça a tellement bien fonctionné que j’ai adopté plus largement cette pratique. Je propose également des formations de groupes, en ligne, sur différents sujets comme la relation à l’argent ou la recherche de clients. Ce sont des cursus de cinq ou six semaines, avec mises en pratique entre deux séances.

Quel a été ton parcours avant cette création ?

J’ai d’abord travaillé comme salariée dans le milieu des médias et de la communication, en tant qu’agent de photographe. Le premier déclic s’est produit il y a sept ans. J’avais alors trente ans et je ne voyais plus de sens à mon travail, plus de perspective d’évolution. Un bilan de compétence m’a aidée à trouver mon chemin. Moi aussi, désormais, je voulais aider les autres à trouver leur vocation, dans une optique d’émancipation et de liberté. J’ai passé un Master en bilan de compétence et transition de carrière et suivi différentes formations dans le domaine du développement personnel. Sans oublier de me former à mon nouveau métier d’entrepreneure, notamment via un coaching en business.

Comment se sont passées ces trois premières années d’activité ?

J’ai trouvé mes premiers clients assez facilement, sans doute grâce à ma fibre de communicante : j’ai très vite lancé mon premier site internet, mon blog, sur lequel je poste régulièrement des articles, mes pages sur les réseaux sociaux. Et puis, j’ai vite compris que je devais aborder sérieusement la question de l’argent. Comme tous les entrepreneurs, je me suis demandée : « Combien je vaux ? Comment établir mes tarifs ? ». J’ai suivi un séminaire sur l’argent et le transgénérationnel, qui a provoqué un vrai déclic. Puis j’ai rencontré une coach très percutante sur ces questions, Nathalie Carriou, qui m’a accompagnée pendant un an. Je me suis également formée aux Etats-Unis sur cette thématique des archétypes liés à l’argent. Tout cela a sans doute été déterminant : j’ai doublé mon chiffre d’affaires chaque année. Mais je ne suis pas dans une course effrénée. Mon objectif à présent est de consolider et de pérenniser mon entreprise.

Que vas-tu présenter aux mampreneurs à la rencontre du 10 octobre ?

Nous allons échanger sur leur relation à l’argent, notamment via un quizz qui leur permettra de voir comment elles se situent et quels sont les aspects qu’elles doivent plus particulièrement travailler. A partir de ma propre expérience, je leur expliquerai les blocages qui nuisent à notre développement. Je leur présenterai également quelques outils concrets qu’elles pourront mettre en application, si elles le souhaitent, dès leur retour au bureau.

Quel message souhaites-tu que les participants retiennent ?

Notre relation à l’argent, on peut l’étirer, comme un muscle ! Je veux dire par là que l’on peut changer, qu’il n’y a pas de fatalité.